Sport et simplicité volontaire
Le sport est un domaine qui déchaîne les passions : que ce soit à l’occasion des jeux olympiques, de la coupe du monde de football, des tournois de tennis ou des compétitions de cyclisme, le sport rassemble des milliards de téléspectateurs enthousiastes de par le monde.
Ce n’est pas de ce sport par procuration dont je souhaite parler ici mais plutôt des activités physiques que chacun peut pratiquer selon des intensités diverses afin d’entretenir son corps.
Le sport, en tant qu’activité effectuée pour elle-même dans un contexte particulier (lieu dédié, équipement spécial, règles du jeu éventuellement) est un phénomène essentiellement contemporain. L’homme s’est, certes, de tout temps livré à des exercices physiques. Ces activités constituaient cependant jusqu’au 20ème siècle (et abstraction faite d’une certaine élite qui pratiquait des activités sportives entre gens de bonne compagnie) une composante naturelle de la vie au sein de sociétés encore peu mécanisées. On se dépensait pour cultiver son lopin de terre, on marchait pour s’approvisionner en denrées diverses ou pour rendre visite à sa famille, on suait à grosse goutte pour découper du bois de chauffage. C’était une époque où les paysans accompagnaient le pas fougueux des bêtes attelées à la charrue, où artisans et ouvriers façonnaient le monde de leurs corps robustes.
Loin de moi la volonté d’idéaliser ces temps révolus (enfin, pas partout dans le monde) où le quotidien pouvait être physiquement éprouvant. La révolution industrielle et tertiaire est passée par là, avec ses bons et ses mauvais côtés. En ces temps d’économie virtuelle, le plus modeste de nos concitoyens a, nous assure-t-on, tous les atouts en main pour être le plus heureux des hommes. Grâce à l’énergie bon marché et au foisonnement des technologies, le citoyen moyen est assisté de dizaines d’esclaves mécaniques : électroménager, transports, moyens de communication, …
La médaille a toutefois son revers : que ce soit à la maison ou au travail, l’homme moderne ne se dépense plus physiquement. Les conséquences de tout ceci sur la santé publique (maladies cardi-vasculaires, diabète, …) sont bien connues et s’inscrivent dans l’ordre naturel des choses : le corps humain est un organisme vivant comme un autre qui a besoin de fonctionner pour … bien fonctionner !
Faire de l’exercice physique est une nécessité, une réponse à un besoin physiologique, au même titre que boire, manger ou dormir. Oui mais quel rapport avec la simplicité volontaire ? Quels conseils peut-on apporter en la matière ?
L’idée centrale (qui peut paraître révolutionnaire pour certains, en particulier pour les habitants de Paris et sa banlieue), c’est qu’il n’est absolument pas nécessaire de s’inscrire dans une coûteuse salle de sport plus ou moins éloignée de son domicile et à laquelle on se rend en voiture (syndrome du « je l’ai pas le temps », allié avec cette peur inconsciente d’arriver « fatigué » à la salle de sport et de ne pouvoir atteindre les performances escomptées sur le tapis roulant). Plusieurs possibilités alternatives (et ô combien plus savoureuses) sont offertes :
- exercer un travail « physique » (rare de nos jours) ;
- et / ou effectuer tous ses déplacements de proximité à pied ou à vélo ;
- et / ou s’adonner à un sport de plein air.
Personnellement, j’applique la deuxième « solution » (je n’ai pas de voiture) et la troisième, dont je vais vous parler plus précisément maintenant.
Je cours depuis une dizaine d’années. Adolescent plutôt chétif, j’ambitionnais d’embrasser une carrière d’officier dans l’armée. Mes souhaits professionnels ont évolué entre temps mais j’ai conservé l’habitude de courir de une à trois fois par semaine pour rester en forme. Je fais en effet partie de ces millions de français qui travaillent dans le tertiaire et dont le seul exercice physique au travail consiste à se lever de son siège pour se rendre à des réunions.
La course à pied est à mon avis le sport idéal :
- en un temps réduit (séances de 45 minutes à 1H15), il permet de retirer le maximum de bien-être physique (régulation de la tension et du cholestérol, renforcement des capacités cardio-vasculaires, amélioration du souffle) et psychique (courir permet de faire le vide dans sa tête, d’autant qu’un entraînement régulier conduit à une sensation d’euphorie en fin de séance) ;
- courir est une activité respectueuse de l’environnement ;
- courir est une activité bon marché, qui ne demande pour tout investissement que l’achat d’une paire de chaussures offrant un bon amortissement (réduction du risque de traumatisme au niveau des articulations).
Alors, qu’attendez-vous pour vous y mettre ?
Publicité